Chapelle Notre-Dame du Chenois
Localisation : Se situe en retrait dans la rue de la Chapelle.
Coordonnées GPS : 49.677822, 5.481981
Description :
Chapelle Notre-Dame de Luxembourg, appelée aussi N.-D. du Chenois. Petit édifice gothico-classique du 19ème siècle, érigé près d’un charnier de la peste de 1636. Mononef à trois pans sous bâtière avec clocheton carré en façade. Porche en portique sous bâtière à croupe, supporté par deux colonnes calcaires à piédestaux et chapiteaux-gorgerins fasciculés. Baie d’entrée surmontée du millésime « 1837 », fermée par une grille en fer forgé de 1950. Plafond à voussure. Deux baies en plein cintre encadrant le chœur. Moellons sous cimentage et sous essentage en ardoises.
Historique de la chapelle :
Au 17e siècle, la guerre politico-religieuse dite « Guerre de Trente ans » opposa dans le Luxembourg les armées françaises et impériales. Le culte de la Vierge du Chenois, Consolatrice des affligés, remonte à 1636, année où une effroyable épidémie de peste fit de grands ravages dans tout le pays de Luxembourg. À Saint-Vincent, il ne restait plus que deux maisons habitées. Les victimes du fléau furent si nombreuses qu’on dut renoncer à les conduire au cimetière de Tintigny et on les inhuma à l’orée d’un bois de chênes à proximité du village, ce qui donna le nom de "Chenois" à ce plateau dominant Saint-Vincent. Une statue de la Vierge fut fixée à l’un des chênes qui désignèrent, pendant deux siècles, le lieu où reposaient les victimes de la peste.
Pendant la Révolution Française, la Madone fut détruite ; elle a été remplacée. Deux cents ans plus tard, en 1836, une chapelle fut érigée par l’abbé Florent Lhomme, curé de Saint-Vincent: la Chapelle du Chenois, un petit sanctuaire destiné à protéger la statuette.
1838: inauguration de la chapelle.
1934: restauration de la chapelle.
1938: agrandissement de la chapelle.
À l’heure actuelle, existe toujours un pèlerinage annuel des paroissiens de Saint-Vincent et des villages des environs ; il a lieu le 5ème dimanche après Pâques
En 1917, un cimetière militaire allemand fut installé derrière la chapelle pour y faire reposer les dizaines de victimes allemandes et françaises de la bataille du Chenois du 22 août 1914. Le cimetière a aujourd’hui disparu. Seule subsiste une croix latine ornementale.
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