La Seigneurie de Villemont

De la période Romaine à la révolution française, Villemont, sa villa romaine d’abord, sa maison seigneuriale ensuite, a joué un rôle important dans l’histoire des villages environnants. 

La seigneurie de Villemont, propriété totale sans condition de vassalité (1270) du Comté de Chiny vit se succéder un grand nombre de familles nobles.

Résidence du Seigneur de Villemont dont la Seigneurie durant l’ancien régime, s’étendait sur plus de 6.000 hectares et englobait les villages formant l’actuelle commune de Tintigny (sauf Rossignol et le Menil). 

Depuis 1097, plusieurs familles se sont succédé à la tête de Villemont.  Les plus anciens sont les Wez, famille originaire de Wez (actuellement orthographié : Wé), petit village non loin de Carignan : la Seigneurie faisait en effet partie de l’archidiocèse de Trèves et du doyenné de Ynoix (Carignan). 

Après les Wez, la famille de Barbançon a succédé à la tête du domaine.  Jean de Brabançon hérita du domaine vers 1400.  Sous les Barbançon, le domaine a été plusieurs fois brûlé et pillé par la soldatesque française qui envahissait régulièrement le Luxembourg.  La dernière de la famille, Bonne de Barbançon, hérita du domaine en 1612. Elle épousa Philippe de Mérode. 

Les Mérode ont possédé Villemont jusqu’en 1676. 

Par mariage, le domaine devient possession de l’illustre famille de Trazegniess, il le restera jusqu’à la révolution française.  Evidemment, au cours des siècles, la Seigneurie a connu toutes les époques qu’ont vécus les Pays-Bas : Catholiques, Bourguignonne, Espagnole, Autrichienne …

A la révolution, le domaine a été vendu en partie à la famille d’Armethon.

Ensuite le château appartiendra à la famille d’Huart et actuellement à la famille de Jamblinne de Meux.

Le 22 août 1914, le château a été incendié et reconstruit en 1922 à peu près à l’identique du château du XVIIIème siècle.