Bellefontaine

Les premières traces de la vie humaine, dans notre région, apparaissent à l’âge du fer, c’est-à-dire 800 ans environ avant Jésus-Christ.

C’est à cette époque lointaine que remontent les tombelles découvertes au  sud-ouest de Bellefontaine, notamment dans les  Grand Bois de Saint-Vincent(123 tombelles), à Maidjibois(7) et aux Aisances de Bellefontaine(23).

Le village de Bellefontaine se situe à l’emplacement exact de l’ancienne chaussée  romaine  reliant  Reims à Trèves, et dite  chaussée Brunehaut.

Il semble bien que la  localité soit contemporaine de cette voie impériale. Ces lointaines origines (fin du IIIe siècle) sont d’ailleurs attestées par les substructions d’une «villa  » agricole romaine  importante qui furent mises à jour, vers 1860, au lieu dit  «la Coue ». Des fragments de poterie, des pièces de monnaie et des vestiges  de tombeaux  y furent  découverts.

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 L’étymologie de Bellefontaine est l’évidence  même : cette dénomination qui apparaît dès 1251 a sans conteste été donnée à la localité en raison des nombreuses sources et  fontaines qui jaillissent  en divers points de son territoire. La tradition rapporte que les filles d’un seigneur des environs  venaient prendre leurs ablutions à une fontaine du village. Cette fontaine fut appelée «fontaine des  belles » et le village  fut baptisé : Belle-Fontaine.

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Affranchi à la loi de Beaumont en 1258 par  le Comte Arnould III de Chiny, Bellefontaine fit, pendant des siècles, partie intégrante de la seigneurie de  Villemont, qui relevait elle-même du comté de Chiny, jusqu’à la révolution française.

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En 1797 (l’an  V de la république), la localité fut érigée en commune dans le Département des Forêts. Elle se composait de 3 villages : Bellefontaine, Saint-Vincent et Lahage.

Le 2 juillet 1887, Saint Vincent fut  détaché de Bellefontaine et constitué en commune distincte.
Le 1er janvier 1977, Bellefontaine, au même  titre que Saint-Vincent, devint une section de Tintigny

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Monuments publics.

CULTE :

         Bellefontaine  bien que faisant partie de  la paroisse de Tintigny possédait une chapelle depuis  1720.

         En 1806, une paroisse fut créée avec Saint-Pierre comme patron.

La nouvelle église, style néoclassique, fut  construite en 1840 sous le pastorat du curé Hisette et entièrement restaurée en 1974. On peut y voir deux  autels latéraux  de style baroque  du XIIIième  siècle, des  stalles en chêne de la même époque, une statue en  bois  de Saint-Donat du XVIIième siècle  et une peinture très  ancienne  de Frère Abraham Gilson d’Orval. (peinture fort appréciée du  18e siècle : St-Bernard y est  représenté  en médaillon, sur fond de lys et de roses.)
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MAISON SEIGNEURIALE, 

Elle fut construire en 1724 par Jean-Charles de Hugo qui la vendit en 1773 à M d’Avelaing. La famille d’Avelaing la revendit en  1809 à Henri Maîtrejean. C’est une grosse maison de maître, sans architecture spéciale, précédée d’une  cour aux  murs  très élevés  avec une large porte  cochère, surmonté d’un pigeonnier.  En 1975, la commune  de Bellefontaine en devint propriétaire et  y installa la mairie. Après  la fusion  des communes, cette imposante demeure fut aménagée en bloc scolaire.

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FONTAINE.

La  fontaine  du centre est un lavoir du 19e siècle  (1873). L’entrée est précédée d’un avant-corps avec  deux piliers supportant un fronton orné d’une rosace ajourée.  Une  spirale en  fer forgé (œuvre du forgeron local M.Sauvage) relie chaque  pilier de l’avant-corps à la façade. Ce bâtiment est classé

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SITES   HISTORIQUES.

Dans «Maidjibois» se trouve une croix en pierre sur laquelle on lit l’inscription suivante : «  Icy  a été tué Nicolla Moufan L'an 1677. Prié Dieu pour son âme. » Pour en savoir plus : cliquez ici

 

 

Cimetière du Radan. 

Le samedi 22 août 1914 un combat sanglant  opposa les Français et les  Allemands. En 1917, un cimetière fut érigé à l’orée  du bois,  face au champ de bataille. Dans ce cimetière du « Radan » où un bel obélisque domine des centaines de petites croix de granit, reposent  527 Français et 238 soldats allemands.

Dans ce  cimetière reposent également 3 soldats  français, dont le Lieutenant Richter, tombés  avec  d’autres au pont de « La Soye » lors de l’accrochage le 12 mai 1940 avec  les troupes allemandes.

 

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