STELE PSICHARI

Ernest Psichari naquit à Paris le 27 septembre 1883.  Par sa mère, il était le petit-fils d’Ernest Renan, écrivain français et historien (1823-1892).  Après une licence en philosophie, il fit son service militaire et s’éprit de la carrière des armes.  Dans l’infanterie, Psichari parti pour le Congo sous les ordre du Colonel Lenfant et rapporta de cette exploration la médaille militaire en 1908.  Ses dons littéraires se révélaient déjà, il publia la même année : « Terres de soleil et de sommeil », couronné par l’Académie française.

Il devint officier à l’Ecole d’Artillerie de Versailles et partit en 1909 pour la Mauritanie où il passa trois années fécondes, pleines de faits de guerre et méditations philosophiques.

C’est là, dans le désert, que Psichari sentit ses idées se modifier ; il se convertit au catholicisme à son retour.

En décembre 1912, il publia « L’appel des Armes ».  « Le Voyage du Centurion », un récit poignant où il nous montre cette rencontre de l’âme avec son Créateur fut terminé à Cherbourg au printemps 1914.  L’Académie française a honoré la courte et brillante vie littéraire du jeune écrivain par un prix important.

La guerre trouva Ernest Psichari au 2ème Régiment d’Artillerie Coloniale à Cherbourg.  Il partit le 7 août avec l’ardeur la plus exaltée.  Le 22 août 1914, après douze heures d’une lutte sans répit, au moment où les combats s’achevaient et où les Allemands pénétraient dans le village de Rossignol, on le trouva tué auprès de ses pièces, le chapelet enroulé autour du poignet.  Une balle l’avait frappé à la tempe.  Il avait trente ans. (Vivier aux Joyaux – Février 1990).  

Endroit où fut tué Ernest PSICHARI
(rue Camille Joset à Rossignol)

Tombe située au cimetière de l'Orée du Bois à Rossignol