EPOQUE DE HALLSTATT

Située entre 900 et 470 avant J.C.

Pourquoi Hallstatt ? C’est dans cette ville que l’on a découvert les premiers vestiges de cette civilisation (ville située dans les Alpes autrichiennes).

Dernièrement un corps humain a été découvert dans un glacier en Italie, c’était un homme vivant à cette époque. Il transportait du sel, car à Hallstatt se trouvait une mine de sel. Il a été blessé d’une flèche dans l’épaule et en est mort. Cette trouvaille nous donne beaucoup de renseignement sur la vie humaine à cette époque lointaine.

EPOQUE DE LA TENE

Située entre 470 et 100 avant JC.

Ces deux périodes Hallstatt et Tène représentent à elles deux ce que l’on appelle communément l’âge du fer en Europe.

CIMETIERE DE L’EPOQUE DE HALLSTATT

Les tombelles de l’âge de fer (750 à 470 avant JC).

Sur la commune de Tintigny, plusieurs sites ont été découverts entre autre lors du percement de la voie de chemin de fer Athus-Meuse à hauteur de la gare de Saint-Vincent. D’abord pillé en 1882, il sera fouillé de 1907 à 1912 par le service de fouilles sous les ordres du Baron de Loï.. 123 tertres étaient répartis dans un rectangle de 300 mètres sur 250. Les tumulus pouvaient atteindre plus de 10 mètres de circonférence sur ± 1 mètre de hauteur. Ils contenaient un bûcher et des restes humains, souvent enfermés dans un sac de peau ou de fibres végétales. En général un ou deux vases (quatre au maximum) étaient disposés dans la tombe. S’y trouvaient également quelques objets métalliques, bracelet de bronze, de plomb, rasoir en fer, épingle en fer (toutes ces trouvailles se trouvent au musée du Cinquantenaire à Bruxelles). Les habitants de cette époque, probablement des pasteurs ou agriculteurs, ne portaient aucune arme, car aucune n’a été retrouvée dans ces tombelles

Un peu plus loin, un autre site en descendant vers Limes et un autre cimetière de ce type se trouvent au lieu dit " Les Aisances de Bellefontaine ". Tandis que non loin de Breuvanne, un autre ensemble funéraire de cette époque a été pillé en 1851 et fouillé en sauvetage en 1983.

 

CIMETIERE GALLO ROMAIN DU HAUT DES FAGOTS A BREUVANNE

Cet important cimetière se trouvait aux alentours du Haut des Fagots en allant vers Jamoigne, déjà cité à l’époque de la Tène. Il aurait été en service jusqu’au IIIe siècle après JC.

Pillé en 1851, quelques objets tels que vases, bracelets, terrines auraient été retrouvés dans ce cimetière.

En 1983, une fouille de sauvetage est organisée lors du redressement de la route Florenville-Arlon. Sept tombes de l’époque de la Tène seront fouillées et quatre du 1er siècle après JC. Elles livreront entre autre un magnifique vase à pied (qui se trouve au Musée Gaumais), des fibules (à coquille et filiforme), des couteaux et une lance en fer, deux bagues en bronze, un bracelet et quelques perles en pâtes de verre, diverses ustensiles tels que urnes, situles, …

Cet ensemble funéraire très long dans le temps puisqu’il va de 700 avant JC à 300 après JC donc pas loin d’un millénaire ; il fera peut être l’objet un jour de fouilles plus approfondies et peut être nous révélera-t-il quelques secrets intéressants.

CIMETIERE GALLO ROMAIN DE PONCELLE

En 1873 au lieu dit " la Grange au Bois ", des ouvriers qui travaillaient à l’empierrement du chemin entre le Plane et les Minières découvrent les vestiges d’un cimetière gallo-romain datant du IIIe siècle. Un archéologue français résidant à cette époque à Tintigny, Monsieur Jeantin, prend les fouilles en charge et découvre beaucoup d’objets entre autres un monolithe de ± 80 cm de côté et creusé en forme de caisson avec à l’intérieur un vase en verre, des restes d’os humains, des cendres de bois, quelques petites poteries, les objets en bronze, pince à épiler, boutons, anneaux, bagues, fibules. Cette tombe était la celle d’un personnage important d’après Monsieur Jeantin, un " Pontife Apocrisaire " genre de notaire de l’époque. Ces pièces seront déposées au musée luxembourgeois à Arlon.

Plus tard des pillages ont eu lieu et après la guerre de 1914, Monsieur Didier de Fratin fouillera plus méthodiquement et remettra beaucoup de pièces à Monsieur Fouss, créateur du Musée Gaumais à Virton. D’après les témoignages , des fouilleurs amateurs de cette époque sévirent sur plusieurs centaines de tombes (époque 500). Hélas peu de choses ont été répertoriées que ce soit au Musée Provincial à Arlon ou au Musée Gaumais à Virton.