Dès que le printemps revient !

Malgré les frimas nocturnes, si le soleil généreux de février nous a gratifiés de belles journées propices à la ballade, MARS nous apporte ses hâles ressuyant la terre avide d’accueillir la semence.

 

A l’approche du printemps, la nature sort de sa torpeur hivernale. Petit à petit, la vie reprend dans nos campagnes, les travaux des champs et de jardinage reprennent vaille que vaille et les ébats des enfants commencent à retentir dans nos campagnes.

 

Discrètement, au hasard d’un chemin ou d’un talus, une des premières fleurs de l’année ose montrer « le bout de son nez ». C’est le TUSSILAGE qui vient narguer l’hiver et envoie en éclaireurs ses fleurs jaunes en capitule  s’apparentant à s’y méprendre au pissenlit. Les anciens nommaient cette fleur « Filius ante patrem » (Le fils avant le père) car elle a la particularité de produire les fleurs bien avant les feuilles à la forme caractéristique qui lui donnèrent le surnom de « pas d’âne ».

 

De nos jours, le Tussilago farafara  (du latin tussis : toux, et agere : chasser) aux vertus médicinales, thérapeutiques, culinaires et cosmétologiques, éprouve de sérieuses difficultés pour préserver sa souveraineté sur nos bords de route. C’est que la concurrence est rude de nos jours !

 

 A la sortie de l’hiver, les bas-côtés des routes ont l’allure de steppes désertiques où se côtoient d’étranges individus qui ont pour noms « Jupiler », « Coca », « Sprite », « PET », « PVC »… Ces nouveaux indigènes donnent une bien triste image de marque de notre génération du « prêt à jeter ».

 

Qui sont ces pollueurs au geste gratuit qui, une fois leur soif étanchée jettent sans vergogne les reliquats de leur libation ?

 

La plus élémentaire des éducations ne dirait-elle pas qu’il est aussi facile de les déposer dans la boîte à ordures dont le Préfet de la Seine E. R. Poubelle imposa l'usage en 1884.

 

Respectons notre environnement, pour que demain encore la coccinelle, la grenouille, le lézard… puissent s’ébattre  parmi les fleurs sauvages qui égayent nos accotements.

 

LABRANCHE Philippe